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Vous désirez une grossesse et voulez un bébé en santé ?
Santé des futurs parents
Prévention des anomalies congénitales et maladies foetales
Prévention des problèmes de la grossesse et de l'accouchement
Certaines maladies ou malformations des bébés sont imprévisibles et impossibles à prévenir. Cependant,
il existe bien des comportements ou démarches que les futurs parents peuvent accomplir pour mettre
de leur côté les meilleures chances d’avoir un bébé en santé.
SANTÉ DES FUTURS PARENTS
Prenez d’abord soin de votre santé à tous deux. Que votre organisme soit dans sa meilleure forme pour produire hormones équilibrées et ovules et spermatozoïdes sains !
Éviter l’usage du tabac
L’usage de la cigarette introduit dans l’organisme une multitude de substances toxiques en plus de la nicotine qui restreint la bonne circulation sanguine aux testicules, aux ovaires, à l’utérus aussi bien que dans le reste du corps. Il est difficile, mais possible, d’arrêter de fumer. Pour cette démarche délicate, on peut trouver de l’aide auprès de son CLSC, de son médecin ou de groupes spécialisés. Le tabagisme ainsi que l’aspiration de la fumée des autres sont des facteurs de subfertilité, de mauvaise implantation du placenta, de fausses-couches, de défauts de développement foetal, de problèmes chez les enfants soumis à la fumée. Aussi bien s’attaquer au début de la réaction en chaîne et essayer de régler le problème avant la grossesse pour le mieux-être de tous ! Et si par malheur on n’arrive pas à arrêter de fumer, il faut au moins fumer dehors et réussir à diminuer la consommation. Et essayer encore plus tard!
Modération dans l’alcool
Il paraît que deux portions quotidiennes d’alcool pour les hommes et une pour les femmes sont plus favorables à la santé cardiaque que pas du tout. Par contre, une consommation importante, régulière ou en «brosse» peut nuire à la fertilité chez les deux sexes, en plus d’entraîner de multiples problèmes dans l’organisme. C’est dans les trois mois avant la conception que les spermatozoïdes primitifs sont le plus vulnérables et l’alcool concentré dans cet intervalle peut résulter en fausses-couches. De plus, une fois la grossesse commencée, aucune quantité minimale chez la mère n’a été prouvée sécuritaire pour le développement de l’enfant. On appelle «syndrome d’alcoolisme foetal» un ensemble d’anomalies physiques et mentales chez l’enfant, qui sont le résultat de consommation exagérée d’alcool pendant la grossesse.
Alimentation équilibrée
Pour la santé des futurs parents, comme pour celle de la femme enceinte et de l’enfant, l’alimentation doit contenir une abondance de fruits et légumes frais, cuits et crus, de légumineuses (fèves et pois secs de toutes sortes), de pains et céréales de grains entiers. La viande, surtout blanche, les oeufs et les produits laitiers, en quantité raisonnable, de même que le poisson, fortement recommandé, sont les principales sources de protéines de la plupart des gens. Si on choisit de les éviter, il faut le faire de façon informée et s’assurer systématiquement de les remplacer par des aliments qui satisferont les besoins fondamentaux de l’organisme. Une femme végétalienne ou végétarienne qui veut devenir enceinte devrait consulter pour assurer les meilleurs choix pour elle et son enfant. Les personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas consommer de produits laitiers doivent s’efforcer, et ce n’est pas facile, de trouver ailleurs les quantités de calcium suffisantes à la santé des os et des dents de la mère et de l’enfant. Tout en évitant les fritures, il faut consommer des huiles de bonne qualité, préférablement de première pression, crues. La grossesse n’est pas un bon moment pour suivre un régime amaigrissant. S’il y a surpoids, vaut mieux faire la correction avant, avec les conseils de nutritionnistes professionnels, et la pratique régulière d’exercice.
Pour ce qui est des boissons courantes, des recherches ont démontré que la caféine pouvait nuire à la fertilité. Il faut limiter le café, le thé, les colas, les boissons énergisantes et le chocolat, et surveiller la caféine présente dans certains médicaments courants.
Médicaments, vitamines et tisanes
Tous les médicaments, sous prescription ou en vente libre, doivent faire l’objet de vérification avant d’être pris pendant la grossesse. Il y a des médicaments contre l’épilepsie, contre l’acné, contre les troubles thyroïdiens et beaucoup d’autres, même l’aspirine, qui peuvent nuire à la grossesse ou au foetus. Si la femme qui désire devenir enceinte en consomme, il est temps de s’informer AVANT LA CONCEPTION s’ils sont sécuritaires et s’il faut les éviter ou les remplacer par des équivalents inoffensifs, car c’est déjà au tout début de la grossesse que certains sont dangereux.
Les vitamines et une variété de minéraux sont nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme et c’est surtout dans une saine alimentation, riche en produits frais, qu’on doit les consommer. Cependant, vu les méthodes agro-alimentaires contemporaines, les délais entre la cueillette et la consommation, les négligences de conservation et … les mauvaises habitudes alimentaires, plusieurs personnes ont intérêt à combler leurs besoins à l’aide de suppléments vitaminiques (comprimés ou capsules), souvent combinés à des minéraux, au moins les plus courants : fer, calcium et magnésium.
Cependant, il faut être prudent avec les vitamines. Un excès, comme un manque, peut nuire au foetus. Par exemple, alors que 0,4 mg d’acide folique (une des vitamines B) par jour sont nécessaires pour la prévention d’anomalies du système nerveux, il ne faut pas dépasser 1 mg. Quant à la vitamine A présente dans les multivitamines, il faut la chercher sous forme de beta-carotène plutôt que sous forme de rétinol : de grandes doses de rétinol peuvent causer des anomalies congénitales et il faut au moins respecter une limite supérieure quotidienne de 10 000 u.i..
Beaucoup de femmes prennent des tisanes comme boisson chaude réconfortante mais non stressante, pour éviter le thé et le café qui sont des stimulants. A propos de tisanes, infusions et décoctions curatives, on ne sait pas toujours si elles sont sécuritaires pendant la grossesse, car leur contenu en substances biologiquement actives est variable, et la quantité absorbée dans une journée varie également d’une femme à l’autre. On sait que la menthe, la camomille et le tilleul sont sécuritaires. Pour les autres, on peut vérifier sur le site de santé Canada.
Repos et exercice
Le sommeil est le mécanisme prévu par la nature pour la récupération d’énergie et la réparation tissulaire. La grossesse aura ses propres exigences en sommeil, mais connaître et respecter ses besoins personnels dans ce domaine fait partie de la préparation physique et mentale à la grossesse et au parentage.
Si l’on n’arrive pas à se coucher assez tôt pour se réveiller naturellement et se sentir reposé, il faut supprimer les excitants (produits et activités) en soirée et s’assurer la détente propice au sommeil.
L’exercice régulier assure l’oxygénation, la santé du coeur et des os, la bonne marche générale de l’organisme, et cette fatigue physique qui améliore le sommeil. En plus de quelques heures plus intensives quelques fois la semaine, il faut savoir profiter de toutes les occasions de bouger : escaliers, marche chez le dépanneur, etc. Normalement, la grossesse ne sera pas une raison pour diminuer le niveau d’exercice auquel la femme est habituée, à moins qu’il soit extrême. L’exercice extraordinairement intense des athlètes et danseuses professionnelles peut causer des déséquilibres hormonaux et rendre la conception difficile.
Infections génitales
La détection des maladies transmises sexuellement devrait faire partie du bilan médical préconceptionnel chez l’homme comme chez la femme, car ils se transmettent souvent l’infection de l’un à l’autre. Certaines de ces infections donnent peu ou pas de symptômes. Pourtant elles peuvent causer de graves problèmes pour la grossesse, l’accouchement ou le bébé.
L’infection à la Chlamydia Trachomatis est la plus insidieuse de ces maladies chez la femme car elle peut évoluer longtemps sans symptômes lorsque l’infection est limitée au col. Pourtant l’infection transmise au bébé lors de l’accouchement est responsable de conjonctivites pendant les deux premières semaines de vie et de pneumonies au cours des 3 ou 4 premiers mois. Il existe des tests de détection de la chlamydia et des antibiotiques pour traiter la maladie. Aussi bien régler cela AVANT LA GROSSESSE, car les antibiotiques les plus efficaces ne peuvent plus être donnés à la femme enceinte, à cause du risque d’anomalies congénitales.
L’infection des voies génitales avec le virus de l’herpès ne se guérit pas, ni chez l’homme ni chez la femme. Le virus reste présent pour la vie dans les cellules, mais ne se manifeste que de temps à autre par des symptômes désagréables : éruption, démangeaison et sensation de brûlure. Le risque de contagion est très grand en période de crise. Récemment, des médicaments anti-viraux sont apparus sur le marché et diminuent le nombre ou la gravité des crises. La femme enceinte qui souffre d’herpès court un risque augmenté de fausse-couche et de prématurité. Si la femme a une éruption d’herpès au moment d’accoucher, il faut faire une césarienne car les conséquences de l’infection chez l’enfant sont très graves : décès ou séquelles neurologiques permanentes.
PRÉVENTION DES ANOMALIES CONGÉNITALES ET MALADIES FŒTALES
De gravité variée, les anomalies congénitales peuvent causer la mort de l’enfant avant ou après la naissance, des infirmités sérieuses ou banales, curables ou non par la chirurgie, des retards de développementmental ou physique. Personne ne les souhaite. Certaines sont imprévues, mais d’autres sont prévisibles et on peut les prévenir par des mesures simples AVANT LA GROSSESSE.
Madame, connaissez-vous votre protection contre les maladies contagieuses ?
Une femme enceinte peut avoir un contact avec un enfant atteint d’une maladie contagieuse infantile comme la rougeole, «la 5e maladie» (parvovirus), la varicelle, la rubéole, même avant qu’elle ne soit apparente. Si les anticorps de la mère sont suffisamment élevés, elle et son bébé sont hors d’atteinte. Autrement, l’infection pendant la grossesse peut causer de graves malformations ou problèmes de santé chez le bébé. Des tests prescrits par le médecin peuvent déterminer AVANT LA GROSSESSE si les taux d’anticorps sont suffisants, sinon la vaccination corrigera la situation et bien des complications et soucis seront évités. Au moins pour la rubéole, on ne pourra plus vacciner pendant la grossesse.
Le cytomégalovirus (CMV) est transmissible soit entre adultes, soit au contact de la salive, de l’urine ou des selles d’un enfant. Une femme enceinte (ou qui désire le devenir) qui a un bébé aux couches ou qui a des contacts avec des garderies doit être particulièrement soigneuse pour le lavage des mains à l’eau et au savon. Même recommandation pour la prévention de la taxoplasmose qui peut être contractée au contact de la viande crue ou des selles de chat.
Comment éviter le spina bifida chez votre enfant ?
Le cerveau, la moelle épinière et le crâne se forment dès le début de la grossesse. Si la mère manque d’acide folique (une des vitamines B), il peut y avoir des défauts de développement, sources éventuelles de paralysies, problèmes de colonne vertébrale, retard mental et même mort du nouveau-né. On trouve cette vitamine dans les légumes vert foncé, le maïs, les pois secs, les oranges, les fèves et les lentilles.
Les pains et céréales de grains entiers et les farines enrichies d’acide folique sont aussi des sources alimentaires de cette vitamine. De plus, Santé Canada recommande de prendre 0.4 mg D’ACIDE FOLIQUE PAR JOUR À PARTIR DE TROIS MOIS AVANT LE DÉBUT DE LA GROSSESSE JUSQU’À TROIS MOIS APRÈS, sous forme de supplément. Cette mesure a prouvé réduire le taux de malformations nerveuses de façon importante. Vérifier la quantité d’acide folique (ou folates) dans les formules de multivitamines. Ne pas dépasser 1 mg par jour.
Y a-t-il des anomalies congénitales dans votre famille ?
S’il y a des anomalies congénitales dans la famille de l’homme ou celle de la femme, votre médecin peut vous organiser une consultation en génétique, de façon à savoir jusqu’à quel point ces accidents risquent de se produire chez votre propre progéniture. La consultation génétique est également recommandée si vous avez déjà des enfants avec des anomalies congénitales.
Souffrez-vous de diabète ?
Si vous êtes diabétique et souhaitez devenir enceinte, vous savez que votre enfant court des risques augmentés d’anomalie congénitale et divers autres problèmes si votre taux sanguin de sucre est mal contrôlé. Mais il est encourageant de savoir qu’il n’y aura pas plus de risques que pour les autres femmes si votre glycémie est gardée sous contrôle pendant les 6 mois précédant la grossesse. Lors d’une consultation préconceptionnelle, votre médecin vous enseignera comment faire un contrôle précis et constant de votre glycémie à la maison et comment adapter votre dose d’insuline. Les bouleversements de la grossesse rendent les niveaux de sucre plus instables et il faut augmenter la vigilance pour que ni la mère ni le foetus ne souffrent ni d’hypoglycémie ni d’hyperglycémie. Il faut aussi que le conjoint et l’entourage sache bien quoi faire en cas de coma hypo- ou hyperglycémique.
Souffrez-vous d’épilepsie ou de problèmes thyroïdiens ?
Si vous souffrez d’épilepsie ou de problèmes thyroïdiens, même contrôlés par la médication, il faut informer votre médecin de votre désir de devenir enceinte. Car certains médicaments contre l’épilepsie risquent de causer des anomalies congénitales et ceux contre les problèmes thyroïdiens risquent de perturber la thyroïde de votre enfant. Votre médecin évaluera votre cas et verra comment vous traiter adéquatement avec le minimum de risque pour votre enfant.
PRÉVENTION DES PROBLÈMES DE LA GROSSESSE ET DE L’ACCOUCHEMENT
Souffrez-vous d’hypertension, de maladie rénale ou cardiaque ?
Si vous souffrez d’hypertension ou de maladie rénale ou cardiaque, la grossesse et l’accouchement représentent une surcharge pour votre organisme et demandent des adaptations à votre système en équilibre plutôt fragile. En cas de déséquilibre, il se peut que l’enfant ne bénéficie pas des conditions les plus favorables pour son développement. Il faut donc discuter avec votre médecin AVANT LA GROSSESSE pour décider de la surveillance plus serrée de votre état qui sera nécessaire, des modifications éventuelles de votre style de vie et de la médication la plus sécuritaire aussi bien pour vous que pour votre bébé.
Avez-vous eu des complications lors de grossesses ou d’accouchements antérieurs ?
Lorsque vous consultez votre médecin AVANT UNE AUTRE GROSSESSE, la cause des complications antérieures est étudiée. Il y a des problèmes qui ne risquent pas de se répéter. À l’inverse, certains peuvent se répéter, sans possibilité de les éviter. Enfin, pour plusieurs, on peut prévenir la répétition grâce à un suivi médical fréquent, à une vigilance du couple lui-même, à une fidélité irréprochable aux mesures de prévention appropriées, incluant la médication, éventuellement à une hospitalisation préventive, le tout permettant d’éviter les problèmes ou au moins de les combattre dès les premières manifestations.